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Zarb, l’intrus…

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Récemment, j’ai dû subir une seconde opération de ma tumeur… Et Zarb l’intrus, est entré dans ma vie…
Cela n’a pas vraiment été une grande surprise, puisque le chirurgien, avait prévu, profitant de l’anesthésie générale, de me l’implanter, sous la peau… Et puis, à vrai dire, je n’ai pas eu le choix, Zarb, devait faire corps avec moi…
Mais le réveil en compagnie de l’intrus, a été douloureux… La cohabitation forcée, a commencé, sous de noirs cieux. Sentir cette chose est un peu surréaliste… Pour l’instant, il est dissimulé sous les pansements, mais je ne sens que lui, sous ma peau, et son renflement me hérisse les plumes…

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Zarb est un PAC, un Port-a-Cath, autrement dit, un cathéter à chambre implantable, un truc un peu immonde, composé d’ un tube de métal avec un bouchon en silicone, et d’un un long tube souple et mince, dont un bout est attaché au PAC, et l’autre, inséré dans une des grosses veines qui mènent au cœur. Ce dispositif va me servir à recevoir le traitement de chimio, qui est pour bientôt…
Zarb me fait un mal de chien, m’obligeant à peu bouger le cou, et modérer mes mouvements, situation totalement insupportable pour l’oiseau, à tendance limite hyperactive, que je suis…
Parce que Zarb, en plus, a ses petites exigences… Zarb doit prendre le temps de bien s’installer, dixit le chirurgien,qui a quand même eu l‘honnêteté de reconnaitre, qu‘il avait eu beaucoup plus de mal qu’à l‘habitude, à l‘implanter correctement…
Vous imaginez le truc un peu fou, un squatteur qui pousse le vice à vivre sa petite vie à son aise !… Chez certains, la cohabitation se passe plutôt en bonne harmonie, mais avec moi, ce n’est pas le cas… Pourtant, je vais devoir supporter Zarb de longs mois, mais je n’envisage pas, pour autant, de lui faire une petite place bien au chaud…

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Parce que moi, j’ai surtout l’impression de me retrouver dans une série du genre « Stargate », avec un alien, qui aurait pris possession de moi…

Hier, alors qu’une adorable petite fille était venue me rendre visite, le foulard dissimulant les bandages s’est entrouvert. Alors qu’elle était sur mes genoux, cet enfant merveilleuse, a passé son petit doigt minuscule et délicat, le long du tube, courant sur le coté de mon cou, en sous cutané.  J’ai réprimé un mouvement de recul et de répulsion, pour ne pas l’effrayer. En souriant, elle m’a dit : « on dirait un Zarb »… Un Zarb ? Devant mon regard interrogateur, elle a montré un arbre du jardin, et j’ai compris…

En quelques secondes, elle avait transformé un indésirable insupportable, en une chose poétique… et cela m’a fait du bien…

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